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Le marketing, aurait-il pu sauver Woodstock 99’ ?


(Crédit photo : Netflix)


Parlons Trainwreck Woodstock 99’ d’un point de vue marketing… L’avez-vous vu ? Un « must » pour tous.


Ceux qui ne connaissent pas le marketing pourraient dire « un bon coup de marketing »

(je DÉTESTE cette expression).


Je pense qu’il y a beaucoup de choses/gens à blâmer pour ces tristes événements *complètement tragiques* qui n’auraient JAMAIS dû avoir lieu… Mais le marketing n’en est pas un.


CE N’ÉTAIT PAS DU BON MARKETING. DU TOUT.

Un « bon marketing » aurait pu, au contraire, SAUVER l’événement ! Pourquoi ?


Ciblage : Le ciblage et la compréhension de la cible sont hyper importants. Il faut comprendre d’abord les besoins de notre cible, ce qui les MOTIVE à consommer un certain produit/service/événement, leurs attentes, leurs habitudes, leur culture, leurs valeurs, leur manière de consommer, et tellement plus…

Dans n’importe quelle situation lorsqu’on essaie d’implanter un produit existant dans une nouvelle cible, que ce soit un autre pays ou une différente génération, NOUS NE POUVONS JAMAIS FAIRE UN COPIER-COLLER DU PRODUIT / MIX MARKETING. Les organisateurs étaient, en grande partie, de la génération qui a connu Woodstock 69’ et ont essayé de reprendre exactement le même « produit » en le mettant subtilement au goût du jour grâce aux artistes présents. Non seulement cette génération n’est pas la même, mais la société a évolué. L’influence des médias est différente, la musique ne dégage pas les mêmes sentiments, etc.

S’ils avaient compris les besoins, motivations, valeurs, cultures de ces personnes pour qui ils organisaient ce festival, ils auraient pu prévoir les choses autrement et éviter le pire.


Positionnement et marque : La cohérence est ooohhhh si importante. À quoi pensez-vous quand on dit Woodstock ? Un champ de tournesols, la nature… la paix et l’amour… l’esprit de communauté… Le sentiment de liberté… C’est certain qu’un festivalier qui a ces attentes sera grandement déçu en 1999.

Woodstock était une marque avec un capital très important. Des associations psychologiques positives très fortes, une fidélité importante, un sentiment d’appartenance, une forte notoriété, etc. Qu’en est-il après cet événement ? Après ce documentaire ?


Le prix : Si nos yeux sont rivés uniquement sur le profit, nous oublions ce qui est important pour notre cible. L’objectif des organisateurs était de faire de l’argent et n’a pas donné le choix aux festivaliers de payer le prix. Ç’a fonctionné ? Certaines sources « pas très fiables » disent que le festival a été « profitable » en 1999… Mais c’était la dernière fois. La pérennité doit aussi être prise en considération lorsqu’on évalue la réussite ou l’échec d’un événement basé sur le profit. Ils n’ont pas fait une seule cent avec la marque Woodstock depuis…


L’expérience client : Les utilisateurs d’un produit, d’un service ou d’un événement vivent des émotions… Surtout dans un festival ! Pourquoi payons-nous des centaines de dollars pour aller à un festival de musique ? Pour les émotions ! Les organisateurs ne se sont pas souciés des humains qui étaient présents à ce festival. Leurs besoins de base d’hygiène et d’hydratation n’étaient même pas comblés, la musique faisait la promotion d’émotions de rage… 1+1=2

Des émotions positives aident à rendre l’expérience agréable et une expérience agréable donnera en retour des profits à long terme, si bien exécutés.


… J’en aurais tellement plus à dire. Je suis complètement abasourdie par ce documentaire et j’ose espérer que la génération d’aujourd’hui nous aidera à retourner vers une société de paix et de joie, de sécurité, de bienveillance et de communauté comme Woodstock 69’.


#GenZ : See you in the sunflower fields ?


D’après vous, est-ce que la marque « Woodstock » est morte ? Pourrait-elle revivre après de tels événements et un tel documentaire ?